Intoduction à "la blessure des mots" Recueil poétique de Thierry Cabot
Page 1 sur 1 • Partager •
Intoduction à "la blessure des mots" Recueil poétique de Thierry Cabot
Introduction à " La Blessure des Mots "
Jeudi 18 Septembre 2008 20:38
Source: http://www.categorynet.com/communiques-de-presse/litterature/introduction-a-%22-la-blessure-des-mots-%22-2008091876328/
Combien il est difficile de parler de soi et, a fortiori, de son oeuvre !
L'écriture, telle qu'on la pratique en général, constitue un exercice éminemment solitaire si bien que, parmi les femmes et les hommes de plume, le poète occupe lui-même une place d'autant plus singulière que la matière des mots autant que leur sens forme le substrat de son art.
Il est ainsi bien périlleux, sous toutes les latitudes, de livrer au public ce bizarre alliage d'émotion, de rêve et de révolte qui sollicite à la fois le coeur et l'âme du lecteur.
L'auteur ici, comme le romancier ou le nouvelliste, ne peut espérer se dissimuler derrière une intrigue, ou, comme l'essayiste et quelquefois le dramaturge, s'abriter derrière des idées.
La poésie se présente à chacun dans sa nudité, dans une sorte de " soi intime " où le " je " tutoie le " nous " pour exprimer l'universel.
Pressé de tout dire et méfiant envers sa propre parole, le poète est alors ce passeur métaphysique, cet intercesseur étrange partagé entre la fascination du verbe et le vertige du silence.
Mais comment résumer les orientations poétiques qui ont présidé à l'élaboration de mon livre ?
Dans une époque marquée par la diversification des genres et la profusion anarchique des petits maîtres, j'ai voulu, presque immodestement, demeurer fidèle à la prosodie classique ( vingt poèmes quand même dérogent, de propos délibéré, à cette règle ) sans me soucier outre mesure de certains parangons de la bien-pensance actuelle qui, s'érigeant en arbître du goût, défendent au nom de la modernité une poésie sujette à l'émiettement et à la parodie d'elle-même. Cette écriture-là, uniquement tournée vers la recherche maniaque de l'image, est à l'ordinaire peu habitée par l'émotion, vierge de toute musicalité, aussi fluide qu'un ballet d'ours aveugles et n'est pas plus " libre " au total que le premier alexandrin venu.
Ce choix arrêté, il m'a semblé chemin faisant que la condition humaine avec ses petitesses et ses grandeurs, ses élans et ses chutes, sa " foi sanglotante " et ses aspirations à l'infini, représentait à bien des égards une source d'inspiration privilégiée, un sujet d'étude quasi illimité.
Quoi de plus excitant ! en effet que de couler dans le marbre des formes fixes ( sonnet, rondeau, ode etc. ) la chair frémissante de sa sensibilité.
La contrainte, loin de brider la création poétique, en est souvent la meilleure alliée. La rime - que n'a-t-on émis d'inepte contre elle ! - offre d'inépuisables ressources pour qui sait manier la métrique. Le fabuleux apport du e muet, grâce à son pouvoir euphonique, est loin également d'être un gadget. Enfin la variété de la disposition des vers et les innombrables procédés stylistiques forment un nouvel exemple de ce que la versification dite traditionnelle est susceptible d'apporter au poète.
Qu'ajouter de plus ?
L'esprit pénétrant du lecteur fera le reste.
Contact Presse :
Personne de contact pour les journalistes :
CABOT Thierry
ECRIVAIN
Ce communiqué a été diffusé par et sur Categorynet.com (http://www.categorynet.com).
Ce communiqué de presse porte la référence 9DZFKHDE
thierry.cabot@dbmail.com
http://www.p-o-s-i-e.over-blog.net
Jeudi 18 Septembre 2008 20:38
Source: http://www.categorynet.com/communiques-de-presse/litterature/introduction-a-%22-la-blessure-des-mots-%22-2008091876328/
Combien il est difficile de parler de soi et, a fortiori, de son oeuvre !
L'écriture, telle qu'on la pratique en général, constitue un exercice éminemment solitaire si bien que, parmi les femmes et les hommes de plume, le poète occupe lui-même une place d'autant plus singulière que la matière des mots autant que leur sens forme le substrat de son art.
Il est ainsi bien périlleux, sous toutes les latitudes, de livrer au public ce bizarre alliage d'émotion, de rêve et de révolte qui sollicite à la fois le coeur et l'âme du lecteur.
L'auteur ici, comme le romancier ou le nouvelliste, ne peut espérer se dissimuler derrière une intrigue, ou, comme l'essayiste et quelquefois le dramaturge, s'abriter derrière des idées.
La poésie se présente à chacun dans sa nudité, dans une sorte de " soi intime " où le " je " tutoie le " nous " pour exprimer l'universel.
Pressé de tout dire et méfiant envers sa propre parole, le poète est alors ce passeur métaphysique, cet intercesseur étrange partagé entre la fascination du verbe et le vertige du silence.
Mais comment résumer les orientations poétiques qui ont présidé à l'élaboration de mon livre ?
Dans une époque marquée par la diversification des genres et la profusion anarchique des petits maîtres, j'ai voulu, presque immodestement, demeurer fidèle à la prosodie classique ( vingt poèmes quand même dérogent, de propos délibéré, à cette règle ) sans me soucier outre mesure de certains parangons de la bien-pensance actuelle qui, s'érigeant en arbître du goût, défendent au nom de la modernité une poésie sujette à l'émiettement et à la parodie d'elle-même. Cette écriture-là, uniquement tournée vers la recherche maniaque de l'image, est à l'ordinaire peu habitée par l'émotion, vierge de toute musicalité, aussi fluide qu'un ballet d'ours aveugles et n'est pas plus " libre " au total que le premier alexandrin venu.
Ce choix arrêté, il m'a semblé chemin faisant que la condition humaine avec ses petitesses et ses grandeurs, ses élans et ses chutes, sa " foi sanglotante " et ses aspirations à l'infini, représentait à bien des égards une source d'inspiration privilégiée, un sujet d'étude quasi illimité.
Quoi de plus excitant ! en effet que de couler dans le marbre des formes fixes ( sonnet, rondeau, ode etc. ) la chair frémissante de sa sensibilité.
La contrainte, loin de brider la création poétique, en est souvent la meilleure alliée. La rime - que n'a-t-on émis d'inepte contre elle ! - offre d'inépuisables ressources pour qui sait manier la métrique. Le fabuleux apport du e muet, grâce à son pouvoir euphonique, est loin également d'être un gadget. Enfin la variété de la disposition des vers et les innombrables procédés stylistiques forment un nouvel exemple de ce que la versification dite traditionnelle est susceptible d'apporter au poète.
Qu'ajouter de plus ?
L'esprit pénétrant du lecteur fera le reste.
Contact Presse :
Personne de contact pour les journalistes :
CABOT Thierry
ECRIVAIN
Ce communiqué a été diffusé par et sur Categorynet.com (http://www.categorynet.com).
Ce communiqué de presse porte la référence 9DZFKHDE
thierry.cabot@dbmail.com
http://www.p-o-s-i-e.over-blog.net
.................................................................................................................................................
Suis-je clair? Merci de m'avoir lu et encore Merci de votre visite-Votre administrateur Forami
Sujets similaires» Les Mots, de Sartre
» Les mots tendres !
» LES MOTS D'EXCUSE d'ABSENCE
» mots d'excuse des parents
» ces vieux mots oubliés...
» Les mots tendres !
» LES MOTS D'EXCUSE d'ABSENCE
» mots d'excuse des parents
» ces vieux mots oubliés...
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum








